L’Horloge Humaine

Transporté par des impératifs professionnels pour une simple journée à Paris, je me retrouve à la fin de celle-ci avec un peu plus d’une heure avant mon train de retour. Je tente donc de voir quelque chose de la ville des Lumières dans un stress probablement habituel aux hommes d’affaires. Je  doute cependant que ceux-ce ne prennent ne serait-ce qu’un instant pour lever les yeux de leurs bilans journaliers et de leur agendas débordants.

Horloge Paris

Dans les couloirs du métro disparaissant dans toutes les directions courent les badauds accrochés aux aiguilles de leur montre. Ils ressemblent étrangement au lapin d’Alice Aux Pays des Merveilles. J’en suis quelques-uns et me retrouve noyé dans la masse. « Serais-je devenu Alice ? » Un instant je me sens gigantesque, partie intégrante de ce fatras qu’est la vie en ville; pourtant je ne suis qu’une cellule de cet organisme. L’instant d’après, j’ai le sentiments d’être minuscule, insignifiant dans cette marée d’êtres se déplaçant chaotiquement dans les couloirs labyrinthiques des transports en commun. « Définitivement, je suis Alice. » Je me retrouve à suivre frénétiquement les flèches indiquant la direction visée, comme si j’étais à la recherche de la porte qui me mènerait à un autre monde.

Aux gré de mes déplacement, je me retrouve tout à coup au cœur d’une horloge géante avalant tranquillement les passants suspendus au temps. Leurs pas, nos pas résonnent dans les escaliers en colimaçon tel le bruit mécanique de cette horloge. Pourtant chaque personne n’est qu’un infime grain de sable de ce merveilleux sablier humain. Je suis entraîné vers le bas de l’escalier avec la foule hypnotisée par les secondes qui s’égrainent.

Une fois à proximité des aiguilles, symbolisées par des lampes de différentes couleurs intégrées dans le sol, je me joue de celles-ci. Depuis le centre du cadran, j’observe l’espace d’un instant les aiguilles distribuer paisiblement les gens pressés dans les différentes bouches de métro. En levant la tête je découvre l’ampleur de la mécanique m’englobant : un flot d’humains s’écoule par les différents escaliers haut de plusieurs étages. À gauche, à droite, en haut, partout ! Le fourmillement m’entourant me donne le tournis. Je me surprends à espérer m’affranchir de ce mécanisme et pouvoir ignorer les aiguilles menaçantes… mais trop tard, ma main glisse dans ma poche pour attraper ma montre. Me voilà à nouveau un simple grain de sable en mouvement pour aller prendre mon train. Je n’ai pas l’impression d’être sorti de mon rêve… vite ! Je vais être en retard pour le thé !

Horloge, CC-BY-SA-NC Mamsuco est absent et sans pc (Flickr)

C’est reparti ?

Et oui, voilà, c’est reparti. Je me relance dans l’aventure de maintenir un blog. Je vais tenter de l’alimenter avec mes commentaires sur les liens que je partageais ces dernières années sur mon profil Facebook ou plus rarement sur mon compte Twitter. Pour ne pas perdre de lecteurs et continuer à toucher la masse de gens, tous les billets publiés sur mon blog seront automatiquement relayés sur ces deux canaux de communication, ou plus précisément de diffusion de masse, puisque il n’y a pas de récepteur défini. Toutefois, j’espère que vous ferez partie de mes lecteurs réguliers.

Quelques explications à propos de mon compte Facebook

Ce billet est destiné à mes amis virtuels du réseau social Facebook. En effet, vu le contenu de mon compte sur celui-ci, je pense que je leur dois quelques explications.

Comme vous l’aurez remarqué mon profil me sert de moyen de propagande pour différentes causes que je trouve justes et importantes pour l’avenir de notre société. Le dénominateur commun de tous les messages et liens postés sur Facebook est « la Culture Libre ». La culture s’entend ici au sens large du terme, elle englobe donc tous les savoirs et publications scientifiques, logiciels informatiques, algorithmes mathématiques, au même titre que les créations littéraires ou artistiques de toutes formes. Vous vous demandez maintenant très certainement, mais qu’est-ce que peut bien donc signifier le terme « Libre » accolé à la culture ? Pour faire simple, prenons un exemple : supposons que j’aie une pomme, alors que vous n’en ayiez pas. Si je vous la donne, je ne pourrais plus la manger, si je la garde vous ne l’aurez pas. On parle ici de bien rival, comprenant donc tous les objets physiques qui nous entourent. Au contraire de la pomme, si j’ai une idée – dans le sens élargi, cela pourrait être un poème, une chanson, une expérience scientifique, un logiciel, un théorème, … – et que je vous l’explique, vous aurez ensuite la même idée en tête. Moyennant le temps, et le coût éventuel pour vous transmettre mon idée, nous avons dupliqué celle-ci, et nous pouvons désormais l’utiliser simultanément sans aucune rivalité. Pour résumer cet exemple, les biens physiques sont des biens rivaux dont la jouissance est limitée par leur disponibilité. À l’opposé, tout ce qui fait partie de la « Culture » mentionnée ci-dessus fait partie des biens non-rivaux, qui, lorsqu’on les partage, contre rémunération ou non, génère forcément des copies.

En partant de ce fait, et en observant qu’Internet n’est rien d’autre qu’une gigantesque machinerie permettant de copier de la culture, à un coût négligeable, il n’est pas justifiable de :

  • restreindre l’accès à la connaissance
  • d’interdire les copies et le partage d’informations avec son voisin
  • de créer artificiellement de la rareté par l’usage de restrictions numériques ou toutes formes de censures

La Culture Libre agit pour l’égalité en droits des Hommes face à la connaissance et aux œuvres de l’esprit qui en découlent. Une œuvre libre possède quatre libertés fondamentales [1] :

 1. La liberté d'utiliser l'œuvre pour tous les usages ;
2. La liberté de la copier et de diffuser des copies ;
3. La liberté de l'étudier ;
4. La liberté de la modifier et de diffuser des copies de l'œuvre résultante.

Gardez en tête que l’expression « libre » ne fait pas référence au prix mais à la liberté d’utilisation : « libre parole », mais pas « entrée libre ». Le Libre n’est pas non plus anti-merchantilisme. Toutefois les règles ci-dessus implique un nouvel ordre économique, elles impliquent une nouvele forme de compétition qui n’est plus basée sur des monopôles absolus sur les créations culturelles. Les situations de coopétition qui en découlent sont profitables à nous tous, et non aux énormes multinationales. C’est pour cette dernière raison que « le Libre » et combattu avec autant d’ardeur par les plus gros acteurs des marchés de la culture (Disney, Microsoft, Apple, Sony, Adobe, …). J’espère qu’avec votre aide la récente invention des monopoles sur la culture, apparu avec l’imprimerie au XVIe siècle, disparaîtra et ne sera qu’une petit écart temporaire. En effet, la culture ne peut se développer qu’à travers les échanges au sein d’une communauté.

Source :

[1] Quelques phrase de cet article sont tirée de l’article « Culture Libre », qui est un est un des plus impressionant exemples de cette dernière.

Pour aller plus loin

Voilà les thèmes abordés dans mes messages :

  • Logiciels libres : un logiciel n’est rien d’autre qu’un algorithme, il n’est donc pas acceptable que sont usage restreigne une des libertés fondamentales citées ci-dessus.
  • Propriété intellectuelle : On ne devrait pas utiliser ce terme, car, comme démontré plus haut n’importe quelle idée ne peut qu’être copiée. Une fois expliquées, elle appartient aussi à l’autre personne. À ce sujet, j’aime bien la citation suivante : « La propriété de la pensée ! Autant vaudrait dire la propriété de l’air renfermé dans le ballon que je tiens dans ma main. L’ouverture faite, l’air s’échappe; il se répand partout, il se mêle à toutes choses: chacun le respire librement. Si vous voulez m’en assurer la propriété, il faut que vous me donniez celle de l’atmosphère: le pouvez-vous ? » Louis Blanc
  • Interopérabilité : Si un logiciel ou un produit numérique a une fonction utile, elle mérite de pouvoir intéragir avec n’importe quel autres logiciels, sans restriction d’accès ou de mise en œuvre. Les données produites doivent être disponible dans un format ouvert.
  • Brevets : L’utilisation actuelle des brevets n’encourage pas la recherche, comme vanté par les offices des brevets et grosses entreprises, mais elle permet la création de monopole et d’empêcher la concurrence. Un système de brevet non bloquant, c’est à dire utilisable par tous, mais donnant droit sur un court laps de temps à des revenus annexes sur les produits des concurents, pourrait encourager la recherche et favoriser la compétition économique.
  • Logiciels propriétaires (ou privateurs) : l’opposé des logiciels libres, qui privent l’utilisateur d’une, de plusieurs ou de toutes les libertés fondamentales. On parle de logiciels privateurs, car ils vous privent de vos libertés fondamentales.
  • Liberté de paroles, droit de lire, droit à Internet : La démocratie est basée sur la liberté des individus, celle-ci passe par le droit à dire ce que l’on pense, par le droit d’accéder à l’information. Internet est donc fondamental en soi.
  • Creative Commons ou CC : licences pour œuvres libres (attention toutes ces licences ne sont pas libres)

Rien à voir :

  • Sphère privée : J’en parle plutôt pour vous informer des dangers à ce sujet. Une règle d’or à ce sujet, n’écrivez rien sur Internet que vous ne voudriez pas voir figurer sur votre tombe.
  • Dvorak : La disposition de clavier que j’utilise.

Mobilisation Générale

Le soldat, paquetage complet au dos, marchait d’un pas grave pour rejoindre son point de rassemblement en pensant que jamais durant son école de recrue, il n’aurait imaginé se retrouver devant une telle situation. Autour de lui, quelques dizaines d’hommes, venant de tous les coins du pays, se dirigeaient au même endroit. À peine arrivé, le voilà déjà en train de toucher son matériel personnel : tenue de camouflage, veste d’hiver, combinaison de protection chimique intégrale, et, bien entendu, une ration de survie. Tout cet équipement lui servira lors de sa rencontre avec l’Ennemi. Sur la place d’arme, flotait un drapeau rouge à croix blanche, rappelant aux hommes pourquoi ils étaient venus aujourd’hui, au-dessous de celui-ci retentissaient les ordres des différents officiers. Dans un semblant d’ennuis, la section d’une vingtaine d’hommes, à laquelle appartenait désormais le soldat, contrôlait consciencieusement les paquetages selon les indications de leur supérieur hiérarchique. Chaque homme se souvenait déjà péniblement, que le jour d’avant, il était encore à son poste d’ingénieur, de technicien, d’informaticien, ou alors assis à l’université pour continuer sa formation. Tous pensaient également à leurs familles et amis restés fidèlement à leur poste pour maintenir l’économie du pays en place en ces difficiles jours, mais voilà, ils avaient été mobilisés et avaient obéis aux ordres de marche. Un peu plus tard, alors que le nombre d’hommes sur la place avait considérablement augmenté avec les derniers arrivants, on fit se rassembler les quelques centaines de soldats. La compagnie écoutait maintenant attentivement le discours d’encouragement du chef de leur unité. On leur parlait de la volonté et de l’engagement dont ils allaient devoir faire preuve devant l’Ennemi, de la solidarité nécessaire pour aider leurs camarades, s’il devait arriver quelque chose de tragique, de la confiance que l’on mettait en eux et qu’ils devaient posséder, et, tel un jour de jugement dernier, on leurs parlait de religion et de purgatoire. La suite de la journée fût occupée par la préparation pour l’arrivée prochaine de l’Ennemi; tout devait être prêt pour l’accueillir de la meilleure façon. Rien n’était laissé au hasard, on s’assura que chaque homme avait son matériel paré à toutes éventualités, qu’il en connaissait chaque pièce, et était capable de s’en servir. Le nuit tombée, pour motiver les troupes, on leur servit un plat sortant de l’ordinaire pour un cadre militaire : une fondue. Celle-ci représentait le symbole de leurs valeurs communes, celles qu’ils devraient défendre devant l’Ennemi. Autour de la conviviale fondue, les hommes oublièrent, pour quelques instants la situation dans laquelle ils se trouvaient, et ils discutèrent à vives voix de leur vie d’avant. Suite à ce dernier repas, partagé telle la Sainte Cène, les sections se rendirent dans leur cantonnement respectif pour y passer la nuit. Cinq heure, diane : le sergent major, avec la précision d’un coucou suisse, poussa énergiquement les portes des chambres et y alluma les lumières pour réveiller les hommes encore profondément assoupis. La nuit fût courte, mais les préparatifs pour être en mesure de recevoir au mieux l’Ennemi étaient encore nombreux. Dans la fraîcheur matinale, les soldats, en rang par deux, se rendirent dans un autre bâtiment pour prendre rapidement leur petit déjeuner. Un peu plus tard, sur la place d’arme, le soldat prit un instant pour observer l’horizon, où, pointaient les silhouettes des majestueuses montagnes, sur lequelles les rayons de soleil, tels des pinceaux d’artiste, mélangeaient leurs couleurs rouges orangées sur les nuages déjà bien présents dans le ciel. La compagnie s’entraîna et se prépara sans relâche toute la matinée, les hommes savaient que l’Ennemi allait arriver d’un moment à l’autre. La tension ambiante était matérialisée par le ciel, qui devenait de plus en plus menaçant; l’épaisse couche de nuages qui s’était formée s’abaissait progressivement, masquant complètement l’horizon. Le vent s’était aussi levé, soulevant au passage, la multitude de feuilles mortes jonchant le sol. La nature semblaient signaler aux hommes que la fin était proche. Une fois le casse-croûte de midi dévoré, les ultimes recommandations tombaient, pour s’assurer qu’ils étaient bien prêt pour affronter l’Ennemi on fit encore répéter aux soldats machinalement tous les gestes enseignés. Quelques problèmes minimes furent encore réglés dans le seul bruit métallique de soldats courant avec tout leur équipement de guerre. Soudain, les dernières nouvelles arrivèrent : l’Ennemi avait atteint les portes, on aligna donc les soldats inquiets qui tentaient de se souvenir de tous les détails appris. Le ciel était prêt à s’effondrer sur les casques des soldats; la tension était à son comble. Désormais, ils voyaient l’Ennemi. L’Ordre fusa :  Compagnie, GARDE À VOUS ! puis, le Divisionnaire inspecta la troupe durant une petite dizaine de minutes, qui parurent une éternité pour les hommes qui n’étaient plus habitués à une telle position inconfortable. Comme pour clore la scène, un rideau de pluie descendit sur la place d’arme.  Compagnie, REPOS ! ordonna le capitaine, mettant fin au spectacle.  »Toutes ressemblances avec des faits et des personnes réels pourraient ne pas être entièrement fortuites »

De retour dans mes montagnes

Voilà une semaine que je suis de retour chez moi. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de partager plus en temps réel mon voyage avec vous, il y avait bien plus à voir et à faire loin d’Internet ! Contrairement à mon premier billet, nous ne sommes malheureusement pas allé à Istanbul pour nous éviter de faire de trop long trajet en train et pour pouvoir prendre plus de temps pour découvrir les places où nous nous sommes arrêtés. Comme vous l’avez découvert dans mes billets précédents, nous avons tout d’abord passé un après-midi à Venise. Ensuite, nous avons visité Budapest, puis nous nous somme rendu en Transylvanie à Braşov. Suite à cela, nous avons fais quelques jours de farniente sur les pages de la Mer Noire à Constanţa. Durant les jours suivants, nous sommes passé par Sofia et Athènes. À Athène, ma chère compagne de voyage a pris la voie des airs pour retourner dans son beau pays. J’ai donc continué, comme prévu, tout seul mon périple de retour en passant par Patras, Ancône, Bologne, Rome et Florence. Tout comme durant les deux premières semaines, j’ai rencontré un grand nombre de voyageurs de tous les continents, ce fût une expérience vraiment enrichissante. J’ai vu de magnifiques choses que je vous invite à découvrir dans ma galerie de photos (désolé, elle a été désactivée). J’ai volontairement fais très très bref, car je ne pense pas que les faits revêtent une grande importance, et je préfère vous faire découvrir quelque unes de mes notes de voyage.

Rails en Roumanie

 

Le temps passe. Et chaque fois qu’il y a du temps qui passe, il y a quelque chose qui s’efface.

Jules Romains

Écris dans le train entre Bucarest (Bucureşti) en Constanţa : Il faut s’armer de patience, beaucoup de patience. Le train avance au pas sur des centaines de kilomètre dans les plaines sèches de Roumanie. On y croise d’autres temps, deux bergers déplaçant leurs moutons, une usine soviétique désaffectée, un quai que personne n’a entretenu depuis la chute du mur … ce genre de visions continuent :

  • un train complet rouillé
  • un troupeau de cinq vaches toutes plus maigres les unes que les autres
  • un paysan à des lustres de toutes habitations avec son seul cheval
  • un drapeau européen flottant à une gare au dessus d’un quai en chantier où « travaillent » une dizaine d’ouvriers désœuvrés
  • une gare de triage de wagons semblant figés à leurs voies depuis des décennies
  • un homme seul travaillant dans les décombres d’une maison en bordure de voie
  • d’énormes nuages de poussière soulevés par les véhicules sur les routes sans asphalte
  • d’innombrables voies de chemin de fer disparaissant entre les herbes sèches
  • une vieille femme sur une charrette de débris de bois tirée par un cheval devant deux villas flambant neuves
  • la pointe d’un minaret à côté d’une église en construction
  • des lignes aériennes distendues surplombant un cimetière de rails rouillés officiant de tombeau pour toutes sortes de wagons de marchandises …

Nous sommes pourtant toujours en Europe, ces images semblent pourtant si peu familières. La seule marque de modernité apparente est la multitude de lignes électriques sillonnant les champs et vignes de l’endroit.

Anachronisme au passage à niveau

Par la suite, mes observations m’ont conduit à observer la manière dont les gens se comportent face au temps qui passe.

Que de temps perdu à gagner du temps !
Paul Morand

Plus nous avançons, plus il me semble que nous remontons le temps. Le train date de la conquête de l’espace. Les gares semblent tomber en ruines à côté de cimetière de wagons. Le temps semble s’écouler à un autre rythme, parfois, il semble même rester figé, comme par exemple lors de notre arrêt forcé à Ruse pour réparer notre train. Les voyageurs locaux n’ont pas l’air affecté par la manière dont les heures s’égrainent. Certains regardent dehors, d’autre fument un cigarette sur le quai, seuls les touristes paraissent dérangés, ce sont les seuls à regarder leur montre à quartz. L’image serait tellement différente si cela se produisait en Suisse. Les passagers stressés et irrités seraient tous suspendus à leur téléphone mobile pour informer collègues, patron, amis et familles du retard de leur moyen de transport. Je pense que le rapport au temps est totalement différent ici. J’en viens à vivre comme les gens du coin : ne pas être affecté par un retard, ne pas me demander ce que je ferais dans les heures qui viennent. J’apprends à vivre simplement le moment présent; durant le trajet, ce fût en écoutant différentes musiques, en lisant ou en observant durant des kilomètres les paysages défilant au rythme des voies. Ces derniers jours m’on montré que de vivre sans heure est très reposant et agréable. L’essentiel, telle une belle image d’un paysage ou d’un monument, un peu de repos, un sourire ou quelques mots échangés avec d’autres voyageurs ont, par exemple, suffit à occuper les quinze heures de trajet de la journée. Je vais essayer de prendre avec moi un peu de cette magie ralentissant le temps , je pourrais en faire bon usage à mon retour.

Sur le chemin du retour

Salut à vous tous,

je vois que le peu de temps que je passe sur Internet ne me laisse pas beaucoup de temps pour vous raconter mon voyage. Actuellement, je suis à Patras en Grèce. Ce pays est magnifique, nous avons vu Athènes, ça vaut vraiment le détour. Par contre, la chaleur y est étouffante. Dans un peu plus de une heure, je vais prendre le ferry pour Ancona en Italie… 22 heures de voyage. Ensuite, je ferai halte à Bologne, Rome et Florence avant de retrouver la Suisse. Je tacherai de raconter un peu plus en détail mes aventures une fois de retour chez moi.

Le Parthenon vu du temple de Zeus

Quelques nouvelles de l’Est

Salut à tous, voila presque une semaine que nous avons quitté les belles montagnes valaisannes. Durant ce laps de temps, nous nous sommes rendus à Constanţa, qui se trouve sur la cote de la Mer Noire en Roumanie. Ici, il n’y a pas grand choses à visiter, le but était de prendre quelques jours de repos avant de continuer en direction de la Grèce. Pendant nos différents voyages nous avons rencontré pleins de gens, principalement des « backpackers » dans les auberges où nous avons séjourné. Mercredi passé, nous avons déambulé dans les ruelles étroites de Venise. C’est vraiment une belle ville, même si nous avons trouvé étourdissant le nombre de touristes qui s’y côtoient.

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Ensuite nous avons pris le train de nuit pour Budapest, où nous sommes resté deux jours. La nuit n’a pas été de tout repos vu les six contrôles de passeport. Budapest est une grande agglomération, construite a cheval sur le Danube, qui sépare les deux parties principales de la ville : Buda et Pest, qui étaient à l’origine deux villes distinctes. Le premier soir, nous avons déguste la cuisine locale avec un finlandais, dont nous avions fait la connaissance dans le train. La visite fut rapide, mais nous y avons vu plein de monuments et nous avons découvert l’histoire de la Hongrie. Départ de la grande gare de Budapest pour Braşov en Transylvanie. Nous nous réjouissions d’aller voir le château de Dracula, mais celui-ci n’a rien de très particulier. Par contre, celui de Peles vaut vraiment le détour pour toutes les boiseries et les décorations a thèmes de chacune des pièces.

Chateau de Peles

Après tout ces monuments et le tournis des grandes villes, nous avons planifié une petite excursion depuis Braşov, mais celle-ci eut plutôt l’allure d’une minuscule ballade grâce à nos entraînements dans les Alpes ;-). Hier, nous avons passe la journée dans le train pour parcourir en 9 heures les 450 km de voies entre Braşov et Constanţa. Nous logeons chez l’habitant à la limite de Mamaia, une ville balnéaire.

Sur le départ

Venise, Zagreb, Budapest, Bucharest, Istanbul, Athène, … depuis une semaine tous ces noms de villes résonnent dans ma tête; je suis enfin sur le point de partir à la découverte de l’Europe de l’Est. Je vais même toucher l’Orient !

Plan interrail

Depuis trois ans, je projetais de faire un tel voyage. Plutôt que de parler de mon voyage, je devrais dire, notre voyage, puisque je serais accompagné par une charmante québécoise. Le point de départ sera Sion, nous ferons une halte un après-midi dans la Cité des Doges, puis nous continuerons avec un train de nuit en direction de Zagreb. J’espère que vous aurez plaisir à lire les aventures de notre voyage, même si rien n’est garanti quant à la fréquence de mes billets. N’attendez pas non plus à trouver sur mon blog des prises de positions sur les logiciels libres pour un petit bout de temps.

Une belle journée en perspective…

Comme à mon habitude, après avoir pris une bonne douche chaude pour me réveiller, je vais prendre mon petit déjeuner. Mes pensées sont déjà captivées par les activités à venir, il faut dire qu’une journée bien remplie m’attend. Une fois mon casse-croûte matinal terminé, je contrôle que mon sac-à-dos contient tout le matériel nécessaire, j’enfile mes chaussures et attrape ma veste. En effet, après un été aussi orageux que celui-ci, on devient prudent; même si aujourd’hui le soleil illumine le ciel bleu profond du début de matinée, il se pourrait bien que la pluie fasse son apparition avant que l’on ait eu le temps de s’en rendre compte.

Une fois paré, je sors de chez moi appréciant les premiers rayons de soleil de cette radieuse journée. Après avoir longé sur trois cents mètres la petite route résidentielle de mon quartier, je bifurque sur ma droite pour m’engager sur le sentier pédestre qui me conduira au but de ma petite excursion. Ce modeste chemin caillouteux débute avec une côte assez raide, de quoi se mettre en jambes pour la suite du trajet. Ensuite, celui-ci borde quelques prés, où dorment encore les moutons, bien à l’abri des quelques arbres fruitiers qui semblent avoir été abandonnés depuis plus d’une décennie. Un peu plus haut, je remarque que les vaches paissent déjà à l’orée de la forêt. Me voilà déjà entouré par les premiers arbres, la rosée matinale commence à s’évaporer laissant apparaître, au loin, une légère brume dans la forêt. Un peu plus tard, j’aperçois le petit torrent qui, par l’absence de pluie au jour précédent, semble d’un bien maigre débit. Mon chemin borde ce cours d’eau sur une bonne distance, pour enfin arriver à un pont enjambant celui-ci à la hauteur d’une petite gorge de quelques mètres de haut. Je n’ai pas le temps de m’en rendre compte, mais j’atteins déjà la lisière de la forêt, et aperçois au loin le but de ma balade.

Une poignée de minutes plus tard, j’ouvre mon sac pour y prendre les affaires que j’avais soigneusement préparées avant de partir, et m’assied tranquillement à ma place habituelle, qui va le rester pour la suite de la journée. Me voilà, comme à mon habitude, dans la bibliothèque de chimie à l’École Polytechnique Fédérale de Zurich, pour y préparer mes derniers examens.

Facture salée à numéro gratuit…

Suite un petit soucis sur ma connexion internet, après avoir bien vérifié que le problème ne venait pas de chez moi, je me suis décidé à téléphoner au support technique. J’ai donc trouvé le numéro gratuit suivant 0900 66 0900. Alors sans me soucier de quoi que ce soit, j’ai composé ledit numéro sur mon téléphone portable. Comme attendu, un robot vocal se fais un plaisir de vous accueillir avec une multitude de questions pour mieux pouvoir vous renseigner… surtout éviter que vous n’appeliez le support pour rien. Bon jusque là, rien de méchant, en se disant que c’est un numéro gratuit.

Après les 5 minutes de robot vocal, j’atterris enfin dans la liste d’attente pour avoir droit à un support humain, 30 secondes de musique se répétant en boucle durant 5 autres minutes. Et là enfin, quelqu’un me prend en ligne. Rapide discussion, le problème vient du signal du modem…. là tout à coup la communication se coupe.

J’observe mon téléphone, un Natel Easy® (carte à prépaiement), la communication a bien été interrompue, et j’ai reçu trois messages, qui me disent en bref que mon crédit de communication est épuisé. En effet, il me reste 0 ct sur mon compte. Tout cela parce que il n’y a pas de numéro vraiment gratuit depuis une offre Easy :

Numéros
NATEL® NATELEasy®
0800 aucune CHF 0.50/min.
084x CHF 0.30/min. CHF 0.80/min.
090x CHF 0.30/min. CHF 0.80/min.
18xy CHF 0.30/min. CHF 0.80/min.

Par chance, d’après ce que m’a dit le type du support, je me suis décidé à chercher le deuxième transformateur, que j’avais gradé d’un ancien modem, celui-ci à résolu le problème. Mais ce petit appel à un numéro “gratuit” m’aura quand même été taxé une vingtaine de francs.