Ma vie à la maison des enfants AAN

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Le temps passe si vite. Voilà déjà un mois passé à Pokhara comme bénévole à la maison des enfants de l’Association Annapurna (AAN). La plus grande récompense pour le temps passé avec les enfants est à coup sûr leurs sourires et leur joie de vivre. Je les remercie tous pour l’accueil très chaleureux dans leur maison.
Située à Lakeside, la maison des enfants de AAN est gérée par Milan et Cita. Milan prend le rôle du père des 25 enfants vivants ou dépendant de l’orphelinat. Il fait un travail incroyable pour leur donner les meilleures conditions de vive et les plus grandes chances pour leur futur. Cita, dont le dal bath est probablement le meilleur du Népal, cuisine et prend soin de tous ces enfants. Dans le jardin à proximité, Tika fait pousser divers légumes pour le curry.

La vie dans la maison commence un peu avant le lever du soleil. Au réveil, les enfants commencent à travailler pour leurs devoirs. Le matin les voix répétant les leçon émergent de la maison tels des prières. En tant que bénévole, nous avons aider les enfants dans les différents sujets. J’ai aidé les enfants principalement en science, math et physique. Un peu avant neuf heure, les enfants prennent leur dal bath matinal et se préparent pour l’école. Les chaussures sont cirées, les uniformes préparés, les cravates nouées pour le passage du bus scolaire au environ de neuf heure trente. À leur retour de l’école vers cinq heure, les enfants prennent une pause et un snack avant de reprendre l’étude jusqu’au dal bath du soir. Ce programme est, à l’exception des jours de festivals ou de grèves politiques, répété six jours par semaine, le seul jour libre étant le samedi.

Grâce à plusieurs généreux donateurs, j’ai pu installé un coin informatique pour les enfants avec six ordinateurs portables. Me souvenant de la fameuse citation de Jimmy Wales, entrepreneur et co-fondateur de Wikipédia: « Imaginez un monde dans lequel chacun puisse avoir partout sur la planète libre accès à la somme de toutes les connaissances humaines. C’est ce que nous sommes en train de faire. » 1. J’ai copié de Wikipedia for School sur chacune des machines. Cette version spéciale de Wikipédia est prévue pour les ordinateurs sans réseaux et a été soigneusement vérifiée et sélectionnée par SOS Children. Elle contient plus de 6’000 articles et 50’000 images. Les enfants l’ont adorée tout de suite car c’est une riche source incroyable de connaissances. Merci à tous les contributeurs de ce projet et de Wikipédia sans qui cela n’aurait pas été possible. Certains des ordinateurs tournent sous une distribution GNU/Linux appelée Ubuntu,2. j’ai donc pris un peu de temps pour expliquer les principes de bases des logiciels libres et de cette encyclopédie libre. Les plus petits ont eu droit à une introduction à la suite GCompris, qu’ils ont déjà adoptée.

Sur un plan plus manuel, à l’aide de deux autres bénévoles, nous avons fabriqué une serre pour les tomates dans le jardin de l’orphelinat. Ce fût très drôle de travailler avec un italien, un français-américain sous la supervision d’un népalais. Finalement, notre structure en bambous a été conçue selon le principe des chalets suisses. Espérons que tout prochainement sortiront les premières tomates de cette serre.

Après un mois à passer par les mêmes coins et prenant mes habitudes, je fais désormais partie de la ville: le barbier, la vendeuse de fruit, le tenancier du magasin et les « brother » de l’hôtel me saluent tous de leur plus grand sourire. En conclusion, je peux dire que ce mois a été très relaxant et très enrichissant. Je remercie chaleureusement Milan pour la grande générosité et pour tout ce qu’il fait pour les enfants et Cita pour la préparation du thé et des délicieux dal bath. Merci, Denebad, Thank you à tous les enfants, Milan, Cita, Tika, les autres bénévoles et tous les gens autour du monde qui soutiennent l’Association Annapurna.

1. Wikiquotes, Jimmy Wales
2. Pas tous pour que les enfants deviennent familiers avec d’autres systèmes d’exploitations et suites bureautiques, plutôt que d’en faire des esclaves d’une interface particulière (cf. François Elie, « Quelle école pour la société de l’information ? Program or be programmed ? »)

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